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Jackson Soloist 1986 Gary Moore

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Lorsque l’on évoque les guitares du regretté Gary Moore, la Strat 61 rouge et surtout la Burst de Peter Green viennent immédiatement en tête. Mais ces deux guitares n’ont fini par s’imposer qu’au milieu de la carrière du génie irlandais, après l’album pivot Still Got The Blues (1990).

Avant ça, Moore était un grand amateur de superstrats, un design qu’il appréciait autant pour son design ultra confortable et fonctionnel que pour le gros son tranchant qu’il produisait. Il faut dire qu’à l’époque, son jeu était plus flashy, plus virtuose et véloce, dans un esprit hard rock plutôt que blues.

Dans les années 80, aucune marque n’était aussi douée dans l’exercice de la superstrat que Jackson et Charvel, les deux facettes de la création de Grover Jackson (qui a séparé les deux à partir du modèle réalisé pour Randy Rhoads en 1980). Parmi les grandes réussites de Jackson, la Soloist est la reine des speed machines de l’époque, une évolution de la Strat en plus compacte (à l’échelle ⅞) et avec un manche traversant pour un accès aux aigus amplement facilité.

Cette Soloist de 1986 a été réalisée spécialement pour Gary Moore selon ses spécifications, et il l’a utilisée pour un des albums les plus importants de sa carrière, Wild Frontier (1987). Sur la pochette de cet album on le voit avec une Gibson Switchmaster, mais ce sont bien des superstrats que l’on entend sur Over The Hills And Far Away, Friday On My Mind ou The Loner. Cette belle blanche a aussi accompagné Moore pour la tournée qui a suivi la sortie de l’album.

On y retrouve l’équipement standard des superstrats de l’époque, à savoir une configuration HS (humbucker au chevalet et simple au manche) en micros Jackson (comme quoi s’ils étaient assez bons pour Gary c’est qu’ils ne méritent pas leur mauvaise réputation), et un Floyd Rose sous licence Jackson, la première version sans défonce à l’arrière : on ne peut pas tirer loin dans l’aigu mais les vibrations sont mieux transmises. Enfin, les repères en dents de requin, les fameux sharkfins, sont la marque visuelle indubitable de Jackson. Moore a eu de nombreuses guitares dans sa carrière, celle-ci est le témoin d’une période trop oubliée qui mérite d’être remise en lumière.





Gary Moore

(1952 - 2011)

Groupe : Thin Lizzy
Guitare principale : Gibson Les Paul Standard 1959
Titre à écouter absolument : Parisienne Walkways

Le guitar hero irlandais Gary Moore est la preuve que l’on peut tout à fait se réinventer artistiquement, même lorsque l’on est un guitariste qui a déjà connu un succès considérable. Il faut dire que Moore a traversé des décennies musicales radicalement différentes. Il a commencé son parcours professionnel en 1968 dès l’âge de 16 ans au sein du groupe Skid Row (le groupe des années 60 de Dublin, à ne pas confondre avec le groupe de Los Angeles des années 80 du même nom), avant de rejoindre Thin Lizzy en 1974, conséquence d’une amitié musicale de longue date avec le chanteur / bassiste Phil Lynott.

Le jeu de Moore mélange déjà hard rock et blues, sous l’influence de son héro Peter Green à qui il a d’ailleurs racheté la fameuse Les Paul de Fleetwood Mac, la Burst aux micros hors phase que l’on entend sur Albatross. On sent bien l’influence de Green dans le côté lyrique de Moore, qui ressort particulièrement sur les balades. C’est cette finesse qui fera de Parisienne Walkways un véritable tube en 1978 sur son deuxième album solo Back On The Streets. Un an plus tôt, Moore avait participé à l’album Electric Savage du groupe de rock progressif Colosseum II. Eclectique on vous dit !

En 1979, Il quitte définitivement Thin Lizzy et se concentre sur sa carrière solo, à commencer par le projet G-Force puis les albums de heavy metal Dirty Fingers, Corridors Of Power et Victims Of The Future. Dès le deuxième opus de cette trilogie, Moore abandonne l’idée de trouver un chanteur qui corresponde exactement à sa vision et décide d’occuper lui-même le poste de chanteur. Wild Frontier en 1987 marque un début d’évolution vers une plus grande ouverture à la musique traditionnelle celtique, puis le grand virage intervient en 1990 avec Still Got The Blues. Tout est dans le titre : Moore y privilégie des titres longs, lents, et imprégnés d’une couleur blues qu’il n’avait jamais complètement assumée auparavant.

Les albums suivants explorent cette nouvelle direction, jusqu’à Dark Days In Paradise en 1997 qui intègre de la techno, mais comme l’indique le nom de l’album de 2001 Back To The Blues, cette aventure musicale sera de courte durée. Dès lors, il conservera le format du power trio blues jusqu’à sa mort en 2008, mais son influence et son héritage va bien au-delà, tant chaque période de sa discographie a touché de milliers de musiciens.



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