Matt’s Collection

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Gibson Flying V Korina 1981 Bonamassa

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Joe Bonamassa a eu une telle collection de guitares qu’il est difficile même pour les fans les plus observateurs de toutes les retenir. On se souvient bien sûr de ses différentes bursts, mais pour le reste c’est moins évident. Il y a cependant une guitare qui à ce jour reste mythique et représente pour beaucoup de fans le moment où ils se sont intéressés à la musique de Joe : la fameuse Flying V Korina qu’il jouait systématiquement sur Dazed And Confused ainsi que Just Got Paid, deux des grands moments des shows de l’époque.

Elle a joué tous les soirs pendant une longue période, a foulé le sol du Royal Albert Hall à s’en retrouver sur le DVD de 2009 (d’où le surnom de Royale V que lui a donné Bonamassa), et on la voit sur l’affiche de la tournée de 2014. Dans ces différentes apparitions, vous remarquerez que le cache truss-rod n’est pas le même qu’à l’heure actuelle, tout simplement puisque le cache estampillé The “V” a été remis comme il l’était à l’origine, même si Joe avait jugé entre temps qu’un simple cache noir rapprochait encore plus cette pièce d’une originale. Le pickguard est resté blanc comme il l’était lorsque Bonamassa l’a achetée, alors qu’en général il était noir sur ces modèles de 1981.

Cette V, aussi mythique qu’elle soit, serait donc une réédition ? Eh oui, Joe n’a commencé à emmener des Flying V originales sur la route que dans un deuxième temps. Mais cette V n’est pas n’importe quelle réédition : il s’agit d’une Heritage Korina A Series de 1981, la première réédition à l’identique de la grande ancienne, et une des toutes premières créations du Custom Shop qui vient alors d’ouvrir ses portes. Cette superbe V serait même une “first rack”, c’est-à-dire un des tout premiers exemplaires fabriqués. Pour se faire une idée du son qu’elle est capable de produire, il suffit en fait de ressortir le DVD du Royal Albert Hall et de monter le volume… Frisson garanti.





Joe Bonamassa

(1977)

Guitare principale : Gibson Les Paul Standard 1959
Titre à écouter absolument : Sloe Gin

Pas facile de s’inventer comme artiste adulte lorsqu’on a été un enfant prodige. Joe a été l’élève de Danny Gatton et le protégé de B.B. King alors qu’il n’était même pas encore en âge de conduire une voiture, et tournait avec le groupe Bloodline (avec d’autres enfants prodiges fils de stars comme Miles Davis ou Robby Krieger) avant de pouvoir voter. Mais tout aurait pu s’arrêter aussi sec, et d’ailleurs les autres membres de Bloodline ont tous disparu dans l’éther du show business. Mais Bonamassa a toujours eu une éthique de travail imparable, et à force de tourner il a fini par imposer son propre son et sa discographie solo.

Tout commence en 2000 avec A New Day Yesterday, un disque de blues tout à fait honnête sur lequel des invités comme Leslie West, Greg Allman et Rick Derringer viennent adouber le jeune musicien. À l’époque, Bonamassa joue sur Strat et Tele et l’influence de Stevie Ray Vaughan est encore audible dans beaucoup de ses phrases. Puis, petit à petit, il trouve sa propre voie lorsqu’il passe sur Les Paul et qu’il combine ses Marshall Silver Jubilee à quelques autres têtes boutique pour un résultat aussi bluesy que gras et organique. C’est aussi l’époque où le producteur Kevin Shirley commence à collaborer avec Bonamassa, une collaboration qui commence avec You & Me (2006) et continue à ce jour. Sloe Gin (2007) et Ballad Of John Henry (2009) sont autant de cartons qui installent la réputation de Joe comme le sauveur du blues, l’avenir d’un style que l’on croyait réservé aux baby boomers à l’aube de la retraite.

Depuis Bonamassa, n’a pas ralenti son rythme de tournée, et redouble d’inventivité pour varier ses spectacles, qu’il s’agisse d’un concert hommage à Muddy Waters et Holwin’ Wolf, d’une tournée hommage aux trois Kings du blues ou au British Blues Boom. Il joue aussi sur les albums de la chanteuse Beth Hart ainsi qu’avec les groupes Black Country Communion (aux côtés du bassiste chanteur Glenn Hughes) et Rock Candy Funk Party. En parallèle, la collectionnite aiguë de celui qui est né dans la guitare (son père tient un magasin) n’a fait que s’aggraver au point qu’il possède une dizaine de bursts, deux V Korina et un nombre ahurissant d’instruments rares. Pour autant, ces guitares ne sont pas stockées à l’abri puisqu’elles partent sur la route avec Joe. Après tout, elles ont été fabriquées pour ça.



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