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Fender Stratocaster 1963 Gary Moore

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Si l’on connaît bien Gary Moore avec la fameuse Les Paul qu’il a rachetée à Peter Green, le géant irlandais était aussi un grand amateur de bonnes Stratocaster. On lui connaît la magnifique Fiesta Red de 1961 qui a fait l’objet d’une réplique par le Custom Shop Fender, mais il avait aussi une 1963 dont la peinture, très probablement un sunburst trois ton, avait été poncée pour arriver à une finition naturelle. Ainsi déshabillée, le look de cette Strat n’était pas sans rappeler celle que Moore utilisait à l’époque de Thin Lizzy dans les années 70.

Cette très belle série L a été offerte à Gary Moore par Claude Nobs en 1998. Nobs, le fameux “Funky Claude” dont parlent les paroles de Smoke On The Water, n’est autre que le fondateur et organisateur du Montreux Jazz Festival. Le respect de Claude pour la musique de Moore était telle que Gary a été invité à sept reprises à jouer au festival entre 1990 et 2010, et qu’il lui a donc fait cadeau de cette Strat vintage.

En plus d’enlever la peinture, Moore a changé les mécaniques, le vibrato, l’a faîte refretter et a remplacé l’électronique par un set AVN de chez Kinman, un fabricant australien connu pour ses micros simples qui ne sont pas sujet à la ronflette que l’on associe habituellement à la Strat. Ainsi équipée, la 63 est devenue la guitare spare de Moore, celle qu’il emmenait systématiquement en tournée et qui servait en cas de pépin sur la 61. On retrouve la 63 en bonne place sur le live Blues For Jimi, un hommage à Hendrix enregistré en 2007, notamment sur une version d’anthologie du slow blues Red House.

Cinq ans après la tragique disparition du génial bluesman en 2010, cette véritable relique a été vendue aux enchères à Londres, chez Bonhams. Elle fait désormais partie de la collection de Matt’s Guitar Shop, véritable joyau parmi les guitares issues de la vaste collection Moore.





Gary Moore

(1952 - 2011)

Groupe : Thin Lizzy
Guitare principale : Gibson Les Paul Standard 1959
Titre à écouter absolument : Parisienne Walkways

Le guitar hero irlandais Gary Moore est la preuve que l’on peut tout à fait se réinventer artistiquement, même lorsque l’on est un guitariste qui a déjà connu un succès considérable. Il faut dire que Moore a traversé des décennies musicales radicalement différentes. Il a commencé son parcours professionnel en 1968 dès l’âge de 16 ans au sein du groupe Skid Row (le groupe des années 60 de Dublin, à ne pas confondre avec le groupe de Los Angeles des années 80 du même nom), avant de rejoindre Thin Lizzy en 1974, conséquence d’une amitié musicale de longue date avec le chanteur / bassiste Phil Lynott.

Le jeu de Moore mélange déjà hard rock et blues, sous l’influence de son héro Peter Green à qui il a d’ailleurs racheté la fameuse Les Paul de Fleetwood Mac, la Burst aux micros hors phase que l’on entend sur Albatross. On sent bien l’influence de Green dans le côté lyrique de Moore, qui ressort particulièrement sur les balades. C’est cette finesse qui fera de Parisienne Walkways un véritable tube en 1978 sur son deuxième album solo Back On The Streets. Un an plus tôt, Moore avait participé à l’album Electric Savage du groupe de rock progressif Colosseum II. Eclectique on vous dit !

En 1979, Il quitte définitivement Thin Lizzy et se concentre sur sa carrière solo, à commencer par le projet G-Force puis les albums de heavy metal Dirty Fingers, Corridors Of Power et Victims Of The Future. Dès le deuxième opus de cette trilogie, Moore abandonne l’idée de trouver un chanteur qui corresponde exactement à sa vision et décide d’occuper lui-même le poste de chanteur. Wild Frontier en 1987 marque un début d’évolution vers une plus grande ouverture à la musique traditionnelle celtique, puis le grand virage intervient en 1990 avec Still Got The Blues. Tout est dans le titre : Moore y privilégie des titres longs, lents, et imprégnés d’une couleur blues qu’il n’avait jamais complètement assumée auparavant.

Les albums suivants explorent cette nouvelle direction, jusqu’à Dark Days In Paradise en 1997 qui intègre de la techno, mais comme l’indique le nom de l’album de 2001 Back To The Blues, cette aventure musicale sera de courte durée. Dès lors, il conservera le format du power trio blues jusqu’à sa mort en 2008, mais son influence et son héritage va bien au-delà, tant chaque période de sa discographie a touché de milliers de musiciens.



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