Matt’s Collection

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Sanchez Superstrat Slash

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Impossible de penser à Slash sans se l’imaginer avec une Les Paul entre les mains, tant le virtuose des Guns a redoré le blason de ce modèle en perte de vitesse à la fin des eighties. Et pourtant, en pur produit de cette décennie, il a aussi régulièrement fait appel à des B.C. Rich, des Charvel et des instruments modernes faits sur mesure par des luthiers. Parmi ces guitares faites à la demande, deux d’entre elles ont été fabriquées par Sammy Sanchez.

Ce nom ne dit peut être rien à la majorité des amateurs de guitare, mais il est incontournable pour les grands de ce monde. Sanchez a été le guitar tech de Ted Nugent, Larry Carlton, Toto, et a travaillé sur les guitares de Stephen Stills, Santana, Ben Harper, Lenny Kravitz ou encore les Black Crowes. Pendant une courte période des années 90, il a fabriqué des guitares pour Kiss, pour David Lindley (un lap steel, instrument que Sanchez lui-même maîtrise à la perfection) et pour Slash, avant de se rendre compte que le métier de guitar tech était bien plus lucratif.

Les guitares signées de sa main sont donc extrêmement rares, et parmi elles deux ont été faites pour Slash, deux Superstrat au diapason court façon Gibson pour que le maître ne soit pas obligé de réhabituer sa main gauche lorsqu’il passe d’une Les Paul à une Sanchez.

Cette création a tous les atouts classiques d’une Superstrat : Floyd Rose, manche vissé, sillet bloque-cordes, tête noire assortie ornée du logo Sanchez au lettrage typiquement eighties, et deux micros Seymour Duncan Alnico II, la préférence de Slash depuis toujours. Le guitariste l’avait choisie pour interpréter les riffs de talkbox sur le bluesy Dust N’ Bones lors de la gigantesque tournée Use Your Illusion en 1991. À ce titre, on voit donc la Sanchez entre ses mains sur plusieurs vidéos d’époque, et à entendre le son gras qui en sort on comprend vite que Slash aurait eu son grain typique même s’il n’avait jamais eu de Les Paul.





Slash

(1965)

Groupe : Guns N’ Roses
Guitare principale : Gibson Les Paul Standard 1959 Kris Derrig
Titre à écouter absolument : Welcome To The Jungle

Sans Slash, il y a fort à parier que la Les Paul ne serait plus qu’une relique du passé qui n’intéresserait que les fans extrémistes de Clapton. Pourtant, à la seule force de ses riffs légendaires et de son grain mouillé et séduisant, ce guitar hero ultime a remis le sunburst au goût du jour et en a même fait une marque de fabrique, au même titre que son chapeau haut de forme et ses longs cheveux bouclés.

Saul Hudson (son vrai nom) était un pur produit des années 80, au point qu’il a même auditionné pour les rois du glam Poison, mais il est parvenu à faire une belle métamorphose en rejoignant Hollywood Rose, le groupe qui allait devenir Guns n’ Roses. Lui et le chanteur Axl Rose se sont réinventés en bad boys, en dandies junky et en rockers post-glam, redonnant du sang neuf au modèle du duo dangereux que forment un chanteur et son guitariste lead, sur le modèle de Steven Tyler et Joe Perry. Avec le rythmicien Izzy Stradlin, Slash créé un mur de guitares qui devient la bande originale de la fin des années 80 avec l’énorme album Appetite For Destruction (1987), sur lequel on trouve autant de riffs inoubliables que de titres, entre Welcome To The Jungle, Nightrain, Mr Brownstone et bien d’autres. L’album suivant, Use Your Illusion (1991), confirme le statut de colosse mondial du groupe qui s’embarque pour deux ans de tournée non-stop. Slash est au sommet de sa gloire, et tous les ados de l’époque veulent une Les Paul pour apprendre à jouer l’intro de Sweet Child O’ Mine.

Lassé des tensions internes, Slash quitte finalement le groupe en 1996 pour se consacrer à son projet solo, le très bluesy Slash’s Snakepit. Il est aussi invité sur de nombreux albums d’autres artistes, de Michael Jackson à Bob Dylan en passant par Lenny Kravitz. En 2002, il fonde Velvet Revolver en compagnie des ex-Guns Duff McKagan et Matt Sorum. Mais la malédiction du chanteur poursuit Slash dans ce groupe et il se voit obligé de virer Scott Weiland en 2008 suite à ses envahissants problèmes de came. En 2010, le chevelu fait enfin ce qu’on attendait de lui et sort un album sous son propre nom, un solo assumé sur lequel tous ses amis chanteurs viennent prêter main forte. Parmi eux, c’est Myles Kennedy qui deviendra le chanteur pour les albums solo suivants.

Enfin, en 2016, Slash retourne au sein de Guns n’ Roses pour une tournée mémorable à guichets fermés. Le groupe joue comme si sa vie en dépendait, les concerts sont longs et passionnants, et Slash a définitivement accédé au statut de dieu vivant. Et ses Les Paul signature se vendent mieux que jamais.



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