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Gibson Super 400 1939 Johnny Winter / Derek Trucks

35.900 €



La Super 400 est la Rolls absolue du catalogue Gibson. Encore plus énorme que sa soeur la L-5, la 400 est l’archtop ultime, celle qui a influencé des luthiers aussi incontournables que Stromberg et D’Angelico. Lors de son lancement en 1934, cette pièce de grand luxe coûtait 400 dollars, l’équivalent de 7500 dollars à l’heure actuelle, une somme d’autant plus vertigineuse que le pays était plongé dans la crise et que très peu de musiciens pouvaient se permettre d’investir dans un instrument haut de gamme.

À ce jour, la tête allongée et les repères de touche typiques de la Super 400 suffisent généralement à intimider même les guitaristes les plus blasés.

En 1939, la Super 400 a été légèrement modifiée (ouïe agrandies) et elle est devenue disponible en finition naturelle, alors qu’elle n’existait auparavant qu’en sunburst. La finition naturelle a toujours été plus rare, puisque le sunburst permet de cacher des imperfections du bois que le naturel révèle immédiatement. Ainsi, cette magnifique jazz box est une des toutes premières Super 400 fabriquées en naturel, et elle date de 1939.

Si vous êtes fan de blues, vous l’avez peut-être déjà reconnue. Il s’agit en effet de la Super 400 que l’on voit entre les mains de Johnny Winter sur la pochette de son album de 1992, Hey Where’s Your Brother. Plus habitué de la Firebird ou de la Steinberger, Winter a tellement craqué sur le son roots et sec de cette merveille qu’il l’a utilisée pour enregistrer le titre Blues This Bad.

Puis cette Super 400 s’en est allée entre les mains d’une deuxième légende de la guitare slide, le prodigieux Derek Trucks. On lui a prêté cette guitare entre 2008 et 2017, et pendant cette décennie il s’en est beaucoup servi pour composer. C’est cette belle blonde qui lui a inspiré la chanson Hear Me que l’on retrouve sur l’album du Tedeschi Trucks Band de 2016 Let Me Get By.

Cette Super 400 n’est pas mint, loin de là : le chevalet a été changé, elle a été refrettée, et on voit clairement qu’un humbucker a été installé puis que le trou dans la table a été rebouché. Mais ce qui est certain, c’est qu’elle a inspiré de grands moments de musique à deux génies du blues, et il y a donc de très bonnes raisons de croire qu’elle a encore quelques morceaux à souffler à son prochain propriétaire.


Je veux cette guitare





Johnny Winter

(1944)

Guitare principale : Gibson Firebird
Titre à écouter absolument : Mean Town Blues

Les musiciens de l’étoffe de Johnny Winter ne courent pas les rues. Alors lorsque Mike Bloomfield a permis à ce jeune texan albino inconnu de jouer un titre de B.B. King pendant un de ses concerts en 1968, les responsables de la maison de disque Columbia se sont jetés sur lui pour lui proposer un juteux contrat d’enregistrement. Il faut dire qu’ils n’allaient pas croiser de sitôt un guitariste avec une combinaison pareille de charisme, de physique intriguant, de voix arrachée et surtout de jeu de guitare virtuose, lumineux et profondément blues.

Winter est révélé au grand public par son apparition fulgurante dans le film du festival de Woodstock. On le voit avec une Firebird, un instrument qu’il habitera mieux que personne, mais aussi avec une Fender Electric XII montée en six cordes. Son jeu au slide est digne des grands sages du Delta, avec une électricité et une urgence très modernes. En 1970, Winter monte son groupe Johnny Winter And dans lequel il embauche le guitariste des McCoys, Rick Derringer. Leurs deux sons se mélangent à merveille et forment un des duos guitaristiques les plus inspirés de la décennie.

Après un passage difficile au rythme de sa lutte contre l'héroïne, Winter se lie d’amitié avec le guitariste qui l’a le plus influencé, Muddy Waters. À l’époque, ce dernier n’a plus de maison de disque et n’a rien sorti d’intéressant depuis belle lurette. Winter a donc l’idée de devenir son producteur et de faire distribuer ses albums sur son propre label. Bien entendu, Winter ne boude pas non plus son plaisir et il donne aussi la réplique au vétéran guitare en main. Les trois albums résultants, Hard Again, I’m Ready et King Bee, sont autant de chefs d’oeuvre intemporels de Chicago blues. L’expérience a d’ailleurs un tel impact sur Winter qu’il enregistre aussi son propre album de blues accompagné des musiciens de Waters, Nothin’ But The Blues en 1977.

Winter orientera dès lors sa carrière vers le blues, oubliant le hard rock de ses débuts. Il fera de la scène jusqu’au bout, et ses albums de fin de carrière seront autant d’occasions d’écouter les nombreuses stars qu’il a influencées et qui viennent lui rendre hommage. Personne ne joue comme Winter, et le texan reste à ce jour un sublime anomalie.



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