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Gibson Custom Slash Les Paul Appetite For Destruction Aged And Signed #34

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Si le magasin avait eu une autre guitare en stock, la face du monde de la musique en aurait été changé. Lorsque Alan Niven a choisi l’une des deux Les Paul que Jim Foote avait en stock dans son magasin MusicWorks en 1986, il était loin d’imaginer qu’il était en train d’écrire l’histoire. Alan était le manager d’un petit groupe de Los Angeles qui était en train de terminer d’enregistrer son album. Le soliste du groupe était frustré par le son des B.C. Rich et Jackson à la mode à l’époque et cherchait quelque chose de plus épais.

Le groupe, c’était Guns n’ Roses. L’album, Appetite For Destruction. Le soliste, Slash, et c’est avec cette Les Paul qu’il a trouvé le modèle devenu indissociable de son personnage depuis trente ans. Dès lors, elle est devenue celle à l’aune de laquelle toutes les autres ont été évaluées, et celle sur laquelle les autres ont été calquées pour tenter de se rapprocher du son originel. D’où les Seymour Duncan Alnico II qui sont devenus le micro de choix de Slash, et qui étaient selon la légende les micros qui traînaient dans le magasin au moment de l’achat, la Les Paul en question n’ayant alors même pas d’électronique installée.

En 2010, le Custom Shop Gibson s’est attelé à reproduire la fameuse Les Paul AFD, pour Appetite For Destruction. L’ironie n’aura pas échappé aux connaisseurs : en effet, la Les Paul d’origine n’était pas une Gibson, mais une copie réalisée par le luthier Kris Derrig. La Les Paul qui a fait vendre des milliers d’instruments à Gibson n’était pas une Gibson, et la Custom AFD est une réplique par Gibson d’une réplique de Gibson par un luthier. Tordu, non ?

Comme souvent, Gibson proposait deux versions de la AFD : une VOS et la bien plus rare Aged And Signed qui n’a été produite qu’à cent exemplaires. Celle-ci porte le numéro 34, et elle a été vieillie de manière parfaitement crédible par le maître du genre, Tom Murphy. Cette réplique de réplique est avant tout une grande Les Paul, et il suffit de deux ou trois riffs sur un Marshall Silver Jubilee pour s’y croire.





Slash

(1965)

Groupe : Guns N’ Roses
Guitare principale : Gibson Les Paul Standard 1959 Kris Derrig
Titre à écouter absolument : Welcome To The Jungle

Sans Slash, il y a fort à parier que la Les Paul ne serait plus qu’une relique du passé qui n’intéresserait que les fans extrémistes de Clapton. Pourtant, à la seule force de ses riffs légendaires et de son grain mouillé et séduisant, ce guitar hero ultime a remis le sunburst au goût du jour et en a même fait une marque de fabrique, au même titre que son chapeau haut de forme et ses longs cheveux bouclés.

Saul Hudson (son vrai nom) était un pur produit des années 80, au point qu’il a même auditionné pour les rois du glam Poison, mais il est parvenu à faire une belle métamorphose en rejoignant Hollywood Rose, le groupe qui allait devenir Guns n’ Roses. Lui et le chanteur Axl Rose se sont réinventés en bad boys, en dandies junky et en rockers post-glam, redonnant du sang neuf au modèle du duo dangereux que forment un chanteur et son guitariste lead, sur le modèle de Steven Tyler et Joe Perry. Avec le rythmicien Izzy Stradlin, Slash créé un mur de guitares qui devient la bande originale de la fin des années 80 avec l’énorme album Appetite For Destruction (1987), sur lequel on trouve autant de riffs inoubliables que de titres, entre Welcome To The Jungle, Nightrain, Mr Brownstone et bien d’autres. L’album suivant, Use Your Illusion (1991), confirme le statut de colosse mondial du groupe qui s’embarque pour deux ans de tournée non-stop. Slash est au sommet de sa gloire, et tous les ados de l’époque veulent une Les Paul pour apprendre à jouer l’intro de Sweet Child O’ Mine.

Lassé des tensions internes, Slash quitte finalement le groupe en 1996 pour se consacrer à son projet solo, le très bluesy Slash’s Snakepit. Il est aussi invité sur de nombreux albums d’autres artistes, de Michael Jackson à Bob Dylan en passant par Lenny Kravitz. En 2002, il fonde Velvet Revolver en compagnie des ex-Guns Duff McKagan et Matt Sorum. Mais la malédiction du chanteur poursuit Slash dans ce groupe et il se voit obligé de virer Scott Weiland en 2008 suite à ses envahissants problèmes de came. En 2010, le chevelu fait enfin ce qu’on attendait de lui et sort un album sous son propre nom, un solo assumé sur lequel tous ses amis chanteurs viennent prêter main forte. Parmi eux, c’est Myles Kennedy qui deviendra le chanteur pour les albums solo suivants.

Enfin, en 2016, Slash retourne au sein de Guns n’ Roses pour une tournée mémorable à guichets fermés. Le groupe joue comme si sa vie en dépendait, les concerts sont longs et passionnants, et Slash a définitivement accédé au statut de dieu vivant. Et ses Les Paul signature se vendent mieux que jamais.



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