Matt’s Collection

Retour



Fender Precision Bass 1964 Cliff Williams - Let There Be Rock

Matt's Collection



Mark Evans avait beau être là au tout début, Cliff Williams est LE bassiste d’AC/DC. C’est sa basse qui résonne sur tous les brûlots signés par le groupe australien de Powerage jusqu’à Rock Or Bust en 2014. Sachant qu’il a intégré le groupe en 1977, ça fait un bon paquet de stades remplis à ras bord entre temps.

Ce maître a élevé la croche au range d’art, avec un jeu simple en apparence mais parfaitement maîtrisé et indissociable du son AC/DC. On retrouve aussi ce souci de simplicité dans son matos, sans fioritures ni complications mais avec le souci d’apporter l’épaisseur et le claquant qui complètent la sacro-sainte guitare rythmique. Ainsi, lorsqu’il a rejoint le groupe, cette Precision Bass était son outil de choix. Elle était noire à l’époque, et c’est elle que l’on entend sur Powerage et sur Highway To Hell. Autant dire que peu de quatre cordes peuvent se vanter d’avoir contribué à d’aussi bons riffs.

Cette série L de 1964 était aussi la basse de scène de Cliff jusqu’en 1979 pour la tournée Highway To Hell, lorsque le chevelu s’est intéressé aux Music Man. Il faut dire qu’avec les limitations des systèmes de sonorisation de l’époque, l’électronique active était un outil très bienvenu pour se simplifier la vie en tournée. Williams a tenté de mettre sa Precision au goût du jour en lui installant le micro et le préampli d’une Steinberger, mais bien entendu la greffe n’était pas convaincante et le micro d’origine a été réinstallé. C’est à ce moment-là qu’elle a été refinie en Fiesta Red pour masquer la défonce rebouchée.

Dès lors, Cliff est resté fidèle aux Music Man actives pour les tournées du groupe, mais cette Precision est restée dans sa collection et son arsenal de studio jusqu’à sa retraite récente, et c’est alors que LA basse d’AC/DC a fait son chemin jusqu’en France.





Cliff Williams

(1949)

Groupe : AC/DC
Guitare principale : Music Man StingRay
Titre à écouter absolument : Down Payment Blues

La section rythmique d’AC/DC est l’inverse d’un groupe de frimeurs ou de guitar heroes flamboyants : les deux frontmen (Angus Young et Brian Johnson) font le show, et les trois derrière tiennent la baraque sans en avoir l’air. À le voir campé au fond de la scène, n'avançant que pour faire les choeurs sur les refrains, on pourrait se dire que Cliff Williams, bassiste du groupe depuis 1977, se contente du minimum syndical. Au contraire, c’est un musicien d’une intelligence rare, chez qui chaque phrase justifie pleinement sa place et qui n’a pas peur de jouer la même note pendant trois minutes si c’est ce que le morceau exige (écoutez à ce propos son travail sur Thunderstruck). Certains l’accusent d’être simpliste et de ne pas prendre la peine de varier son approche, mais c’est faire peu de cas de ses discrètes syncopes et lignes mélodiques qui sont mixées tellement bas qu’on les perçoit au lieu de les entendre.

Williams a rejoint le groupe à l’époque de la tournée de l’album Let There Be Rock et a donc commencé à apparaître sur la discographie d’AC/DC à partir de Powerage (1978). Il y a remplacé Mark Evans après avoir fait partie des groupes Home puis Bandit, qui n’ont connu qu’un succès à petite échelle. Avec l’arrivée de Cliff Williams commence l’âge d’or du groupe, et il est responsable du gros son moelleux du trio d’albums magiques Powerage, Highway To Hell (1979) et Back In Black (1980). Au départ, il joue beaucoup sur Precision Bass, tant le modèle originel de Fender se prête bien au rebond perçant de son médiator, mais avec le temps il a adopté les Music Man StingRay qui sont devenues ses basses principales. On l’a cependant vu avec de nombreux instruments différents dont une basse Steinberger sans tête et une Gibson Thunderbird.



Vous souhaitez nous contacter ou avoir plus de renseignements sur un modèle ?

Pour ne rien manquer ...

EXCLUSIVITÉ, OFFRES ET
NOUVELLES GUITARES !

En vous inscrivant, vous acceptez notre politique de confidentialité.